Les ministres en charge de l’Aviation civile et de la Défense nationale ont, conjointement, fixé par l’arrêté n°11484 du 19 juin 2019, l’organisation et le fonctionnement du centre de coordination de sauvetage  de Brazzaville.

Le centre de coordination de sauvetage est placé sous l’autorité du ministre chargé de l’Aviation civile, en ce qui concerne l’organisation et le fonctionnement de sa mission internationale et est subordonné au ministre chargé de la Défense nationale pour tout ce qui est relatif à l’emploi et à l’aspect opérationnel des services de recherches et de sauvetage.

Dirigé et animé par un chef de centre, nommé parmi les officiers supérieurs de l’armée de l’air, le centre de coordination de sauvetage de Brazzaville a entre autres pour missions d’assurer les activités de recherches et de sauvetage des aéronefs, navires et bateaux civils en détresse, ainsi que de coordonner et diriger les opérations de cette nature à l’intérieur du territoire national et dans ses eaux territoriales. Il organise, dirige, contrôle et exécute également les opérations de recherches et de sauvetage des aéronefs, navires et bateaux civils en détresse à l’intérieur et dans les limites des régions de recherches et sauvetage dont la République du Congo a la responsabilité.

Il comprend, outre son secrétariat, la section des opérations, la section instruction, les centres secondaires de coordination de sauvetage et les unités de recherches et de sauvetage.

Il sied de préciser que le centre de coordination de sauvetage de Brazzaville est un centre régional conformément au plan de navigation aérienne (AFI) qui dispose des centres secondaires de coordination de sauvetage implantés dans les Etats membres de la région de recherches et sauvetage (SRR) et de la FIR Brazzaville, à savoir : à Bangui, à Libreville, à Malabo, à Pointe-Noire, à Sao-Tomé et à Yaoundé.

Cependant, en cas de nécessité de déploiement des moyens aériens, le centre de coordination de sauvetage fait recours à l’armée de l’air dans les conditions définies par les accords entre le ministère en charge de l’aviation civile et le ministère en charge de la défense.

De même, il peut faire appel à tout moyen des administrations, d’organismes publics ou privés susceptibles de participer à ces opérations dans les conditions à définir de commun accord. Toutefois, son fonctionnement opérationnel est assuré 24 h/24 par une équipe d’alerte composée d’un officier et de deux sous-officiers.

Par ailleurs, un journal de marche est tenu sous la responsabilité du chef de centre. Ce dernier rend compte, à la direction générale de l’ANAC, au coordonnateur national des moyens de recherches et de sauvetage et à l’état-major de l’armée de l’air, de tout évènement survenu.

Les dépenses liées au fonctionnement du centre sont prises en charges conjointement par les budgets des ministères en charge de l’aviation civile et de la défense.

Lire l’arrêté n°11484 du 19 juin 2019

Par Davys Marvell MACKAYA