Le président congolais a ratifié la convention sur les drogues

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Le 24 février dernier, le président de la République du Congo a procédé à la ratification de la convention internationale de l’opium par décret n° 2017-25.

Cette convention réglemente l’importation, la vente, la distribution et l’exportation de la morphine, la cocaïne et leurs sels respectifs. Les dispositions de ce texte sont à l’origine de l’actuel dispositif de contrôle mondial des drogues, puisque les pays signataires ont adapté leurs législations à cette convention.

En effet, la Convention internationale de l’opium est le premier traité international visant le contrôle des drogues. Elle fut signée le 23 janvier 1912 à La Haye. Par ailleurs, une Convention mondiale révisée de l’opium eut lieu le 19 février 1925 et est entrée en application le 25 septembre 1928. Elle a depuis été remplacée par la convention unique sur les stupéfiants de 1961.

De façon idéale, ce texte ne vise qu’à interdire ces drogues, et encore, seulement lorsqu’elles ne sont pas utilisées dans un usage thérapeutique. De façon générale, il préconise surtout d’interdire la contrebande et de contrôler la production de ces drogues, et non de l’éradiquer en tant que telle.

Cette convention est l’aboutissement des travaux de la Commission internationale de l’opium, réunie à Shangai en 1909 à l’initiative du président américain Théodore Roosevelt, qui avait été encouragé par un évêque de l’Église épiscopale des États-Unis travaillant aux Philippines, Charles Henry Brent.

Lire le décret

 

Par Trésor Ilunga 




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